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Création des groupes motocyclistes

Créés dans les années 1950, les groupes motocyclistes témoignent de la volonté de l'Administration de moderniser ses contrôles, en renforçant notamment leur mobilité. Les premiers groupes sont formés au Centre d'instruction de la Sûreté nationale de Sens. La proximité établie avec la Sûreté se traduit d'ailleurs dans l'uniforme des agents.

Ci-dessus et ci-dessous : Blouson des motocyclistes. Employé à l'ENBD dans les années 70 pour la formation des nouveaux motocyclistes, il se peut que ce soit le modèle que les inventaires dénomment "anorak". Une jupe en cuir complète la dotation, destinée à protéger les jambes de l'agent en cas de pluie.
Reproduction avec l'aimable autorisation de M. Michel Barrau.

Ci-dessus :Groupe motocycliste de Thionville en 1958. les agents au premier plan semblent porter l'imperméable, alors que les derniers portent l'anorak, plus court (Photo issue du Journal de la Formation Professionnelle n°84).
Les personnels motocyclistes disposent en premier lieu d'un équipement en partie commun avec les piétons. La tenue de service courant est ainsi composée d'une vareuse, du modèle commun à tous les agents des brigades, d'une culotte en drap bleu céleste et bande garance, le tout complété par une paire de bottes.
Pour le matériel spécialisé, l'Administration recherche fort peu l'originalité. Formant en partie ses personnels avec ceux de la « police routière », c'est tout logiquement que les agents motocyclistes reçoivent un uniforme analogue. Ainsi, les premiers agents sont dotés de casque « Bayard » de couleur noire, comme leurs homologues de la Sûreté. Un article de l'Actualité Douanière du 30 mars 1952 évoque d'ailleurs de manière explicite le choix « des types [d'équipement] en usage dans la police routière ». Les sources disponibles dans les publications administratives ne sont pas dissertes. A peine mentionne-t-on le port d'un anorak et d'une culotte en cuir, d'un imperméable (qui semble être identique à celui de la Sûreté nationale), de gants en cuir avec crispins ainsi que d'un vêtement de travail croisé bleu, du même modèle que celui qui dote les mécaniciens dépanneurs et les préposés visiteurs. Il faut à cette occasion rappeler que les premiers groupes motocyclistes sont conçus par l'Administration pour fonctionner en semi-autonomie : les agents ont donc la charge de l'entretien des motocyclettes.
Dispensés en contrôle du port du képi, les agents adoptent rapidement le bonnet de police. Celui-ci est identique à ceux des gendarmes mobiles : de couleur noire, il comporte un liseré rouge. La partie supérieure est de la même teinte que le pantalon. On peut constater le port de nombreuses décorations de foyer sur ces calots : réduction de l'emblème de corps, grades métalliques, insigne des motocyclistes de la Préfecture de Police de Paris.
Les motards sont les seuls agents à conserver de manière permanente le baudrier : c'est en effet sur celui-ci que se fixe la plaque motocycliste, adoptée en 1952 . Numérotée, elle est remise à chaque agent ayant terminé avec succès son stage et ainsi obtenu la qualification de motocycliste.
Ci-dessous :Visite du directeur général à l'ENBD en 1977. Le stagiaire de gauche semble porter encore le blouson de cuir, remplacé depuis peu par la veste.


Ci-dessus :Motocycliste en 1981 arborant un casque "jet".
La tenue des agents motocyclistes subit somme toute peu de modifications pendant les décennies qui suivront la création des groupes motocyclistes.
Le casque des motocyclistes devient blanc, probablement à la fin des années 60 ou au début des années 70 (pour comparaison, c'est en 1968, à l'occasion de la création de la police nationale que les casques des motards de ce corps abandonneront la couleur noire). Une photo publiée dans la Vie de la Douane n°177 de Juillet 1977 permet d'en attester à cette époque. Le casque Bayard blanc sera d'ailleurs vite remplacé, le port d'un casque « jet » étant observé dès 1979 (Vie de la Douane n°180, juillet 1979, groupe motocycliste de Strasbourg). Ces casques comportent parfois, mais ce n'est pas une généralité, un autocollant reprenant, sur fond réfléchissant, l'insigne des brigades des Douanes. S'il se manifeste timidement, on voit donc apparaître un plus grand de souci de visibilité. Celui-ci se traduit ainsi par la pose de bandes réfléchissantes sur les casques mais également par l'adoption d'équipements blancs, plus visibles.

1973- Modernisation du vestiaire


Ci-dessus
Agents motocyclistes portant la veste en cuir havane. La photographie de gauche représente le port de la tenue en cuir intégrale, constituée de la culotte, de la veste, ainsi que des gants à crispin.

Ci-dessus :
Tenue de pluie adoptée en 1973. Elle est destinée à remplacer l'imperméable, moins commode. Elle permet également de faire disparaître de l'équipement la jupe et les protège-mains.
En 1973, l'imperméable dotant les agents est abandonné. Pour le remplacer, l'Administration choisit un ensemble imperméable nylon, de couleur noire. Composé d'une veste et d'un pantalon, cet ensemble est destiné à être porté sur la tenue classique en cas d'intempérie. Pour faciliter son emport, la tenue est rangée dans une pochette. La mise en place de cet équipement entraîne en principe la disparition du tablier en cuir auparavant destiné à protéger des intempéries et des protège-mains.
A cette date, l'Administration envisage également le remplacement de l'anorak et de la culotte en cuir havane par une veste et une culotte en peau de couleur noire. Néanmoins, cette modification ne semble pas avoir aboutie, en tout cas totalement. Seul l'anorak disparaît bel et bien, remplacé par une veste en cuir havane. Cette veste reprend d'ailleurs encore une fois la coupe des vestes portées dans la police nationale : elle est portée croisée, fermant par deux rangées de 3 boutons. Le bouton supérieur gauche sert à fermer le rabat d'une poche de poitrine, qui vient compléter les deux poches de hanche, disposées obliquement. Les agents sont autorisés à arborer, sur cette veste, des galons métalliques, qui remplacent alors les pattes d'épaule. Des passants, situés à hauteur de hanche permettent le maintien du ceinturon. La veste se porte en principe col ouvert, mais un bouton permet néanmoins une protection totale de la poitrine.
A gauche :
Ce contrôleur arbore la tenue d'été qui est introduite dans les années 80 : chemise portée les manches retroussées, maintenues par un volet. On notera le plastron masquant la poitrine.
1981 - Nouvelles tenues

Ci-dessous :
Motocycilste doté du blouson VTN. Il est également doté d'une culotte postérieur à 1994, où le bleu céleste a cédé sa place au bleu marine. On remarquera le port de la plaque motocycliste dans un cache prévu à cet effet, cette veste étant la dernière à permettre le port de l'étoile. L'agent est doté d'un casque BMW système 3, sur lequel n'est pas apposé l'autocollant représentant l'étoile motocycliste.

Ci-dessus :Un motard en contrôle, revêtu de la tenue VTN dans son intégralité.
La tenue est modifiée plus profondément en 1981. La veste en cuir est abandonnée au profit d'un équipement plus chaud. Il faut d'ailleurs noter que le fabriquant de ce nouvel ensemble est VTN, fabriquant d'équipements de skis. La nouvelle tenue se compose d'une veste d'hiver ainsi qu'un pantalon. La veste se veut plus visible : elle arbore de larges bandes réfléchissantes sur le blouson et le pantalon d'hiver. La plaque motocyclistes est encore portée, sur le côté gauche, dans un emplacement spécialement dédié. Une doublure polaire amovible, fixée par fermeture éclair, permet de renforcer la protection contre le froid. Enfin, des renforts sont insérés aux épaules et aux coudes.
Ci-dessous :
Cet agent de constatation arbore la tenue d'été adoptée suite à la réforme du vestiaire de 1994. La chemisette y fait son apparition, et la bande garance de la culotte voit, comme le pantalon de service, sa taille réduite et sa couleur modifiée.

Ci-dessus :Tenue de pluie adoptée en 1982. Destinée à être portée sur les effets ordinaires, elle est ample. Le pantalon ne comporte pas de poches, tout comme la veste, uniquement dotée de deux fentes latérales fermant par pression permettant l'accès aux poches de la culotte lorsque le bas de la combinaison de pluie n'est pas portée.
La nouvelle tenue coïncide également avec l'apparition des casques BMW. Ces casques sont le premiers à offrir la possibilité d'être portés en position « intégrale » (visière baissée) ou « semi intégrale » (visière levée). De couleur blanche, les casques comportent des autocollants réfléchissants (qui ne sont pas ceux de la version commerciale) ainsi qu'un autocollant reprenant le motif de la plaque motocycliste. Le premier casque BMW utilisé est surnommé "balle de golf", en raison de sa texture particulière (il n'est pas réellement rond), destiné à amoindrir la prise au vent.
La tenue de pluie est également modifiée en 1981. Les agents sont toujours dotés d'un ensemble deux pièces composé d'un sur-pantalon et d'une veste. La tenue retrouve néanmoins une couleur identique à celle de la veste d'hiver et arbore désormais des bandes réfléchissantes, afin de mieux garantir la sécurité des agents. Néanmoins, elle ne comporte aucun marquage spécifique ni emplacement pour fixer les insignes de la spécialité.

2003 - Simplification du vestiaire

En 2003, la tenue des motards évolue une nouvelle fois. Suite à l'adoption de nouvelles règles relatives aux vêtements de protection, l'Administration décide de doter ses motocyclistes d'une veste plus résistante à l'abrasion. La veste adoptée, complétée par un pantalon en hiver, est la première à recevoir une sérigraphie inamovible : le dos est floqué « DOUANES », tandis que la bande patronymique « DOUANES » est cousue sur le côté droit de la veste. Un scratch rond figure au côté gauche, permettant le port de l'écusson de spécialité, remplaçant dorénavant la plaque métallique. Le pantalon comporte lui aussi, cousu, une bande patronymique, rapprochant l'esthétique de ces effets des pantalons des skieurs et des marins.

L'étanchéité de la nouvelle tenue étant assurée, la tenue de pluie est supprimée du vestiaire. On observe néanmoins, au niveau local, le port de tenues d'origine civile transformées en tenue d'uniforme par l'adjonction de bandes réfléchissantes, d'insignes de grade et d'un flocage spécifique. Une très bonne illustration en est donnée dans le reportage « Douaniers : au cœur de l'action » avec les agents de la brigade du Val de Seine.




2012 - Refonte totale du vestiaire


Cet agent de constation porte le nouveau blouson d'hiver, adopté à la mi-2012. On remarquera également le système d'activation de la radio fixé à la ceinture, l'agent devant presser sur le bouton pour émettre sa communication.
Tenant compte des évolutions en matière de protection, l'Administration des Douanes décide en 2012 de procéder à une refonte totale du vestiaire. La tenue d'hiver est modernisée par l'ajout de protections supplémentaires, en particulier un airbag se déclenchant en cas de chute. Le nouveau vestiaire voit également l'introduction d'un blouson d'été, assurant aux agents une meilleure protection que les effets généralistes (polos et haut de combinaison) utilisés auparavant. Pour combler le manque d'étanchéité de ce dernier effet, une tenue de pluie est réintroduite dans la dotation des motards. L'esthétique de ces effets s'inscrit dans la continuité de la précédente veste d'hiver : les bandes réfléchissantes sont conservées, tout comme le flocage "DOUANE" et l'écusson plastique de spécialité.